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Jiu Song

Comme de nombreux sites à Du’an, Jiu Song n’est pas une source mais un regard sur un réseau souterrain où plus « vulgairement » un trou qui donne accès à une rivière souterraine noyée. Les anglo-saxons appelles ces phénomènes des « sinkholes » ou dans la péninsule du Yucatan, des « cénotes ». Comme partout dans la région, les niveaux d’eau varient énormément entre la saison des pluies et la saison sèche. Ici, par le passé, les villageois ont installé une barge avec une pompe afin d’alimenter le village en eau. Aujourd’hui abandonnée, la barge gît échouée en travers de l’accès à la galerie. Ici, nous plongeons sur une épave et sous terre, paradoxale. Jiu Song fait partie, une fois de plus, de ces galeries à vous faire perdre la tête, des galeries déraisonnables. Lors de notre plongée, la visibilité était bonne et nous avons pu profiter pleinement des volumes à taille humaine. Après une progression horizontale, dans une belle galerie, à une profondeur raisonnable, une soixantaine de mètres quand même, nous débouchons au-dessus d’un puits vertigineux dans lequel nous descendons autant que possible, c’est-à-dire à la limite de profondeur de nos trimix. Vers 70/75 mètres, nous arrêtons la descente et interloqués, nous contemplons l’œil noir qui nous fixe et qui nous invite à descendre. Le puits doit déboucher dans une galerie immense. Aucune envie de rebrousser chemin, l’appel de l’inconnu, la curiosité, l’envie de savoir sont tellement forts.

Topographie
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